18.01.2008
Nostalgie sarthoise
Laquelle préférez vous ?
Le belle grosse flèche blanche ou la petite plaque bleue ? Deux générations de panneaux de signalisation s'affrontent sur ce mur. Espérons qu'un prochain ravalement épargnera les petites bleues !
Évidemment l les nouvelles sont bien plus visibles pour l'homoautomobilus moderne, les autres n'étant destinées qu'aux véhicules roulant à faible vitesse de l'entre-deux guerres. J'imagine que l'on devait sûrement s'arrêter, voire descendre de son véhicule pour aller lire les panneaux aux croisements des chemins afin de reconnaître sa destination sur la plaque émaillée.
Au fait, le saviez vous ? C'est à Michelin que l'on doit les premières plaques en lave émaillée servant à la désignation des routes (dès 1910). C'est lui qui inventa également les codes couleur : rouge pour une nationale et jaune pour une départementale. Quand ensuite l'état se mit à faire ses propres panneaux, il garda les couleurs ...
19:10 Publié dans ... à la campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.01.2008
Si je gagnais au loto
Elle vous plait cette maison ? elle est à vendre... 3,5 millions d'euros, une peccadille

L'intéret c'est pas seulement la maison, c'est l'endroit où elle se trouve .
Alignez la monnaie et elle est à vous !
Au fait, c'est quand la super cagnotte ? Ce soir 35 Millions à gagner, je prends un ticket, on sait jamais ! Si je gagne j'achète l'ile et je la prête à une association pour offrir des vacances à des enfants qui n'ont jamais vu la mer... Que ce soit pas toujours les même qui en profitent!
08:15 Publié dans en province | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.01.2008
Arbres dans la nuit et le jour
Candélabres de la noirceur,
Hauts-commissaires des ténèbres,
Malgré votre grandeur funèbre
Arbres, mes frères et sœurs,
Nous sommes de même famille,
L'étrangeté se pousse en nous
Jusqu'aux veinules, aux ramilles,
Et nous comble de bout en bout.
A vous la sève, à moi le sang,
A vous la force, à moi l'accent
Mais nuit et jour nous ressemblant,
Régis par le suc du mystère,
Offerts à la mort, au tonnerre,
Vivant grand et petitement,
L'infini qui nous désaltère
Nous fait un même firmament.
Nos racines sont souterraines,
Notre front dans le ciel se perd
Mais, tronc de bois ou cœur de chair,
Nous n'avançons que dans nous-mêmes.
L'angoisse nourrit notre histoire
Et c'est un même bûcheron
Qui, nous couchant de notre long,
Viendra nous couper la mémoire.
Jules Supervielle
J'inaugure un nouvel album de photos moins citadines, encore qu'on trouve également des arbres en ville, en cherchant bien, avec ce poème appris pendant mes années lycéennes. J'avais alors déjà beaucoup apprécié ce texte et si ma mémoire ne m'en ressort que quelques fragments, en le relisant je reste toujours songeuse. Je ressens moi même cette fraternité avec la nature.
Et comme je suis incapable de rien écrire de mieux sur le sujet, je le mets tel quel en hommage à son auteur pour commencer cette nouvelle année qui s'annonce riche en combats de toutes sortes (préparez vos baskets, on va marcher au printemps).
08:15 Publié dans ... à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jules Supervielle, Arbres dans la nuit et le jour






