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24.01.2008
Désobéissance civile
Non, cette année je ne ferai pas les soldes!
Non, rien à faire, je refuse absolument de me battre avec un bataillon de minettes devant un bac rempli de chiffons froissés.
Non, je n'irai pas passer mon samedi après-midi dans une Rue des Marques ou autre Centre Commercial à essayer des vêtements trop petits, des pantalons trop courts, des jupes qui boudinent, des robes qui font mémères, des chaussures trop serrées.
Non, je n'irai pas acheter des pulls, pantalons ou petites culottes alors que j'en ai déjà plein mes placards.
Non, je ne profiterai pas des super remise de 30, 40, 50 ou 70% sur des articles dont je n'ai pas besoin, juste parce que c'est une bonne affaire, et d'ailleurs pourquoi ils les vendent à ce prix là avant si après ils peuvent les solder autant ? Quand vient les temps des soldes, j'ai vraiment la désagréable impression de me faire avoir le reste de l'année.
Pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat, cette année un seul mot d'ordre : décroissance. Je n'achète que ce dont j'ai réellement besoin, je me nourrit bio de préférence, je reprise les chaussettes de mon homme, et je tente de le convaincre qu'un yaourt qui a passé sa date de péremption de 4 jours, ben oui, on peut encore le manger sans tomber malade (et ça croyez-moi, c'est super dur comme challenge!).
2008 sera l'année des économies, c'est à la Bourse qu'ils vont s'en rendre compte :-)
20:20 Publié dans à Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : décroissance
21.01.2008
Le toutou de mon doudou
Monsieur Phidias m'a bien fait comprendre que y'en a marre qu'on parle toujours du chat et jamais de lui !
D'un autre coté, c'est beaucoup plus difficile de le prendre en photo que le chat. Lui est toujours en train de bouger dans tous les sens. S'il est tranquille dans son panier et qu'on se lève pour attraper l'appareil photo, hop il se lève aussi. On sait jamais, des fois qu'il nous viendrait à l'idée de sortir sans lui, de jouer sans lui, de manger sans lui.
Ce chien est toujours posté à l'endroit d'où il peut le mieux surveiller nos faits et gestes : dans le couloir si l'on est dans deux pièces différentes, sur son tapis si on est dans le salon, dans la chambre si l'un de nous y est...
Bref impossible d'échapper à sa vigilance. Même quand je sors de la douche le matin je me retrouve avec mon garde à la porte. Il doit être missionné par son maître pour me surveiller.
Je suppose d'ailleurs que quand on n'est pas là il est à son poste de surveillance dans le couloir.
Ce chien est assez bon compagnon mais a deux grands défauts.
Tout d'abord il est doudou-dépendant, ce qui veut dire qu'il pleure comme un âne (qu'il est) quand son maître n'est pas là. Heureusement qu'il est sage quand on est absents tous les deux, faut pas déconner tout de même!
Ensuite, il faut avouer qu'il jouerait bien avec sa baballe toute la journée. Le problème c'est qu'il ne veut pas jouer tout seul, sauf si c'est une balle neuve et qu'il passe 2h à s'acharner dessus pour virer le pouet-pouet et le bourrage intérieur s'il y en a un. Il ne faut donc jamais attraper la baballe qu'il nous apporte, sinon on est partis pour une séance de tirage-envoi-tirage-envoi de baballe, laquelle finit souvent en mille morceaux, je sais pas avec quoi ils testent leurs jouets chez les fabricants de jouets pour chien!
Bon j'arrête là, y'a le Phiphi qui me dit qu'il faut pas que j'en fasse trop tout de même...
Vous avez vu comme il est beau quand il sort du toilettage ?
(et qu'il veut bien se tenir tranquille)
20:30 Publié dans en banlieue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Phidias le caniche
18.01.2008
Nostalgie sarthoise
Laquelle préférez vous ?
Le belle grosse flèche blanche ou la petite plaque bleue ? Deux générations de panneaux de signalisation s'affrontent sur ce mur. Espérons qu'un prochain ravalement épargnera les petites bleues !
Évidemment l les nouvelles sont bien plus visibles pour l'homoautomobilus moderne, les autres n'étant destinées qu'aux véhicules roulant à faible vitesse de l'entre-deux guerres. J'imagine que l'on devait sûrement s'arrêter, voire descendre de son véhicule pour aller lire les panneaux aux croisements des chemins afin de reconnaître sa destination sur la plaque émaillée.
Au fait, le saviez vous ? C'est à Michelin que l'on doit les premières plaques en lave émaillée servant à la désignation des routes (dès 1910). C'est lui qui inventa également les codes couleur : rouge pour une nationale et jaune pour une départementale. Quand ensuite l'état se mit à faire ses propres panneaux, il garda les couleurs ...
19:10 Publié dans ... à la campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.01.2008
Si je gagnais au loto
Elle vous plait cette maison ? elle est à vendre... 3,5 millions d'euros, une peccadille

L'intéret c'est pas seulement la maison, c'est l'endroit où elle se trouve .
Alignez la monnaie et elle est à vous !
Au fait, c'est quand la super cagnotte ? Ce soir 35 Millions à gagner, je prends un ticket, on sait jamais ! Si je gagne j'achète l'ile et je la prête à une association pour offrir des vacances à des enfants qui n'ont jamais vu la mer... Que ce soit pas toujours les même qui en profitent!
08:15 Publié dans en province | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.01.2008
Arbres dans la nuit et le jour
Candélabres de la noirceur,
Hauts-commissaires des ténèbres,
Malgré votre grandeur funèbre
Arbres, mes frères et sœurs,
Nous sommes de même famille,
L'étrangeté se pousse en nous
Jusqu'aux veinules, aux ramilles,
Et nous comble de bout en bout.
A vous la sève, à moi le sang,
A vous la force, à moi l'accent
Mais nuit et jour nous ressemblant,
Régis par le suc du mystère,
Offerts à la mort, au tonnerre,
Vivant grand et petitement,
L'infini qui nous désaltère
Nous fait un même firmament.
Nos racines sont souterraines,
Notre front dans le ciel se perd
Mais, tronc de bois ou cœur de chair,
Nous n'avançons que dans nous-mêmes.
L'angoisse nourrit notre histoire
Et c'est un même bûcheron
Qui, nous couchant de notre long,
Viendra nous couper la mémoire.
Jules Supervielle
J'inaugure un nouvel album de photos moins citadines, encore qu'on trouve également des arbres en ville, en cherchant bien, avec ce poème appris pendant mes années lycéennes. J'avais alors déjà beaucoup apprécié ce texte et si ma mémoire ne m'en ressort que quelques fragments, en le relisant je reste toujours songeuse. Je ressens moi même cette fraternité avec la nature.
Et comme je suis incapable de rien écrire de mieux sur le sujet, je le mets tel quel en hommage à son auteur pour commencer cette nouvelle année qui s'annonce riche en combats de toutes sortes (préparez vos baskets, on va marcher au printemps).
08:15 Publié dans ... à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jules Supervielle, Arbres dans la nuit et le jour








