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31.08.2007

Wer net schaft, soll auj net esse*

Nous les avons attendues longtemps, nous voilà sur le départ.

Le blog et moi-même prenons un congé bien mérité de 15 jours.

A mon retour, j'espère avoir plein d'insolites alsaciens à vous décrire, ou à défaut des recette locales de choucroute,  flammekueche ou autres plats typiques.

 

Vive les congés payés ! 

 

Et n'hésitez pas à commenter les notes précédentes, j'aimerai bien avoir des nouvelles de mes lecteurs... 

 

* celui qui ne fait rien, ne doit pas manger (proverbe alsacien)

28.08.2007

Oublier le bruit

3b7410be27a6e8cfa895a35d6c465ff3.jpgEncore 4 jours avant les vacances. La fatigue se fait de plus en plus sentir dans mon cerveau et dans mon corps.

Ce midi, je me suis assise dans un jardin public. Ne rien faire, juste regarder les arbres qui m'entourent. Quelques couleurs d'automne commencent déjà à adoucir les feuillages qui brillent sous le soleil.

Enfin du soleil ! J'en rêvais depuis si longtemps...

Moi qui d'habitude m'en cache, je me retrouve assise sur un banc en plein soleil, rafraîchie par une brise légère. Ma peau cachet d'aspirine hâle légèrement. Je m'étire doucement et je profite de ce moment de calme au milieu de la vie trépidante des bureaux.

Faut dire qu'ils sont presque tous rentrés depuis hier. La majeure partie des conversations tourne autour de la météo : combien de jours de soleil au milieu de cet été pourri ? Grave question, qui y répondra avec le plus de précision ? 

27.08.2007

Le Velib' c'est l'avenir !

f6839f389e1308e1f9a445aaaa7b78a0.jpgCa y est, je viens juste de poster ma demande d’abonnement !

C’est vrai que le premier contact avec une borne velib' n’était pas encourageante : refus de carte bleu, et donc 10 minutes entre le vélo de mon ami et le mien, ça veut dire un dépassement certain au bout du compte. Je consulte mes relevés de compte pour voir ce qui nous a facturé ce jour là, c’était le 11 août et toujours rien en vue, ils ne sont pas pressés de toucher leur argent.

On attends aussi avec impatience une carte de paris avec stations de Velib' car ce sera bien utile dans nos pérégrinations futures, même si on peut déjà avoir des plans sur mappy ou sur unvelovite, un plan papier à garder avec soi sera vraiment un plus.

Quant au comportement de nos congénères sur la route, que ce soit à vélo, à 2 roues motorisées ou en voiture, y’a des inconscients partout. Certains cyclistes se croient tout permis et ont oublié les règles élémentaires, du genre rouler en file indienne, respecter le code de la route, ne pas rouler sur les trottoirs (j’ai appris ça à l’école), surtout à contre-sens. J’en ai même vu à contre sens sur des pistes cyclables boulevard Richard Lenoir, alors qu’il y a une piste de chaque coté!

Coté pollution, le vélib' a également permis à tous les parisiens de ressortir leur biclou personnel. On en voit partout, sur la route ou attachés à des rambardes.

Et moi qui vit et travaille en banlieue, eh bien j’espère que cette expérience va gagner les communes limitrophes qui ont oublié bien souvent de penser aux pistes cyclables dans leur aménagement urbain!

26.08.2007

Ce qu'il y a de mieux

9cfd040e5dce970aaa4b224e3a0bc00a.jpgMais qui se souvient de ces bonnes vieilles plaques émaillées qui décoraient les murs de nos campagnes ?

On en trouve encore quelquefois au détour d'un chemin.

Au moins ca avait du style, c'était simple et de bon goût. C'est pas comme les pubs modernes qui nous polluent la vue et les oreilles : une femme à poil pour vanter les mérites d'un fer à repasser et un mec qui se branle (ou tout comme) pour une cuisine. Le pire c'est que y'en a tellement, qu'on ne les voit même plus. L'autre jour l'on me parlait d'une pub qui passe à la télé... et bien j'y avais jamais fait attention. C'est vrai, en général quand c'est l'heure de la réclame sur le petit écran, je zappe, ou tout du moins j'enlève le son.

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Du coup, j'ai quelquefois l'impression d'être hors du temps. Et encore, je connais des personnes qui n'ont même pas la télé, et pour eux, certaines de nos  conversations doivent être du genre 'David Vincent et les extra-terrestres'.

Je comprends de plus en plus ces extrémistes (judicieusement nommés 'Brigade anti pub') qui déboulonnent les affiches et souhaitent un passage au tribunal où ils bénéficient d'une tribune pour présenter leur profession de foi. Pour ma part, je commence déjà en arrêtant de porter des fringues avec marques et logos, hi hi, je plaisante, j'en ai jamais porté de toute façon!

 

22.08.2007

Devinez où se trouve l'oeuvre d'art

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Vous avez bien lu, il y a une oeuvre d'art sur cette photo.

Allez cherchez un peu ! Qu'est ce que vous voyez ? une route, un poteau, un arbre, deux bancs, tout ça devant un bâtiment en brique...

Allez, je vous fait pas attendre trop longtemps,  la réponse est en dessous (passer la souris)

Pierre  couchée de Daniel Pontoreau

"Sous un chêne vert bicentenaire planté sans doute à la révolution comme arbre de la liberté, l'artiste a réalisé deux formes qui dialoguent dans l'espace selon une grande horizontale. La masse, la matière et la forme concourent pour créer une sorte d'archéologie contemporaine. Restes d'une civilisation inconnue de l'âge de bronze, l'impression de temps suspendu qui se dégage de ces masses apporte une sensation de calme."

Vous commencez à connaître mon opinion sur les oeuvres d'art de ce genre! J'ai parfois l'impression que nos élus se font avoir dans les grandes longueurs par des marchands d'art qui leurs vendent ce genre de truc, sous prétexte que Malraux a institué le 1% culture. Ça permet toujours à quelques artistes de s'enrichir à nos dépends,et grâce à notre argent! Y'en a qui doivent bien rigoler...

21.08.2007

Gare au théâtre

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J'ai un frère qui aime les trains, les gares et tout ce qui roule sur des rails, alors pour lui faire plaisir, de temps en temps je prends des gares en photo... 

Voici donc la gare-théâtre de Vitry sur Seine. Bon, c'est pas vraiment une gare, c'est juste l'ancienne halle de déchargement construite en 1860 dans la gare de fret de Vitry, et qui jouxte la gare voyageurs de la ligne C du RER. Faut dire que cette ligne C, c'est en partie l'ancienne voie de chemin de fer "Paris-Orléans", c'est à dire la plus ancienne ligne de France (1839). Bon au début, le train passait sans s'arrêter, et il a fallu attendre 1860 pour que le train s'arrête à Vitry (1845 pour Choisy le Roi et 1900 pour Ivry sur Seine).

Cette halle servit de station voyageurs de Vitry jusqu'à la construction de la gare en 1905 (la voie ferrée traverse la halle). Jusqu'au début des années 70, la halle sert de magasin pour la coopérative d'achat des cheminots. Pratiquement plus utilisée, la compagnie de la gare la réhabilite en 1996 et en 2002 la SNCF accepte le changement de destination de la halle en lieu d'accueil public.

C'est désormais un lieu de création artistique qui chaque année organise son 'contre-festival' d'Avignon - 'Nous n'irons pas à Avignon', dont le "décalage assumé en fait un rendez-vous estival incontournable". Ça c'est eux qui le disent, car je n'ai encore pas pris le temps d'y aller faire un tour. C'est vrai que le théâtre contemporain me fait plutôt peur... Mais faut pas désespérer, un jour je franchirais peut-etre le pas !

Voir le site de Gare au théâtre 

 

19.08.2007

Nouvel album de peintures

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Voilà, j'ai trouvé le temps de faire le ménage dans mes photos, il faut dire que le temps est plus propice au cocooning qu'à l'aventure en plein air. J'en ai profité pour faire deux nouveaux albums, l'un consacré à Jeff Aérosol, et l'autre me permettant de publier en vrac toutes les peintures murales photographiées de-ci delà.

J'ai ainsi retrouvé celle-ci, prise à Ivry sur Seine. Un trompe l'oeil-montgolfière, un ballon abritant un éléphant, un papillon, un poisson, un arbre ... C'est marrant et ludique, ca donne du soleil sur les murs de la ville, bref ça me plaît !

Ah tiens, un rayon de soleil dehors, il faut en profiter...

 

14.08.2007

Le cà est là

9c5289d95359c656a32565ad89ff5582.jpgCette ville est une vrai mine d'or pour les personnes qui comme moi savent apprécier l'art urbain. Je veux dire, des personnes qui ne passent pas devant des oeuvres d'art sans jamais se retourner.

De plus, elle est située dans un petit espace vert, situé place de l'insurrection à Ivry Sur Seine. Pendant longtemps, j'ai pensé que cet homme se tenant la tête entre les mains symbolisait l'insurrection...

Eh bien non, je me réfère au site web de la ville et je découvre le pitch de l'oeuvre :

"le çà" de Leonardo Delfino,
titre provenant de la terminologie psychanalytique, indique des interactions et pulsions organiques qui agitent ces fragments où on peut reconnaître des formes anthropomorphes.

Et débrouillez vous avec ça! Personnellement je suis restée quelques minutes devant cette phrase obscure qui me plonge dans des abîmes de perplexité.

J'y suis donc retournée aujourd'hui, pour prendre la photo et pour essayer de comprendre. Je me suis assise sur le banc juste en face et ... j'ai rien compris.

C'est pas encore aujourd'hui que je vais devenir une adepte de l'art contemporain! Mais on ne sait jamais, demain je prends un an de plus, alors j'aurai peut-être une illumination en prenant de l'âge... 

09.08.2007

Alice se fait bronzer

bdd2541baa1051e6d0fad3e0b8470777.jpgAu 32 Rue Saint-Antoine, on croise cet étrange facade en faience où l'on distingue nettement Alice aux pays des merveilles tenant une clef avec à ses pieds un flacon sur lequel est écrit 'Bois moi'. Sur le fronton, on voit les deux cartes à jouer, Roi et Dame, le Lièvre de Mars et Le Chat de Cheshire. Mes recherches sont vaines, je ne vous dirais donc pas la date du bâtiment. 3578b43f972b37ff9a817d39dd86a0c6.jpg

Ca fait une drôle d'impression de tomber sur une si jolie facade et de voir que c'est un espace bronzage qui se cache derrière! J'aurais révé d'un magasin de jouets ou de vetements d'enfants...  

04.08.2007

Mon premier concert de Jazz

0af4d3760097fffecec4fd6c439ea3a1.jpgCa faisait longtemps qu'on y songeait. A force d'écouter TSF à la maison, il fallait bien qu'un jour on passe la porte d'une boite de jazz. Hier soir, ce fut fait : Giovanni Mirabassi et son Trio au Sunside, rue des Lombards.

Tout d'abord on entre dans un endroit sombre et chaud. On nous place, les premiers devants, les autres derrière et les derniers sur des poufs aux genoux des musiciens (ca c’est pour les jolies nanas en jupes courtes). Aussi serrés que dans le métro un jour de grève!

Nous on était au troisième rang coincés entre un mur et un voisin qui comme nous avait déjà chaud. C'est pas fait pour les gros cette affaire là, et une fois casés, on ne peut plus bouger. 

Ensuite un serveur commence à prendre les consommations, et ca durera tout au long de la soirée, et plus le temps passe, plus il fait chaud. Un mec devant nous a enfilé au moins trois whiskies avant  de songer que de l'eau ferait aussi bien l'affaire.

Un présentateur nous fait la pub pour sa boutique, et nous annonce que ca va durer trois heures. Je le croyais pas au début, je pensais qu'il disait ca juste histoire de parler... mais la  suite me révéla que non! Les musiciens finissent tout de même par arriver (ca faisait bien une heure qu'on était assis) et prendre place. Et là c'est magique, un peu bruyant mais magique.

Au fur et à mesure du concert, les gens commencent à entrer dans une sorte de transe douce : ils hochent la tête en rythme, ils applaudissent au milieu des morceaux quand le solo d’un musicien leur a plu, ils apprécient l'air inspiré du batteur, du contrebassiste qui rêve en attendant son tour, et du pianiste qui soigne sa scoliose en jouant à moitié allongé sur son piano. Moi de toute façon je ne regardais que ses mains au pianiste, dans la lucarne située juste entre les têtes de mes deux voisin du rang de devant. Des mains fines, douces et nerveuses, précises et alanguies (tous les adjectifs pourraient y passer) qui caressaient le piano avec tendresse. Et je regrettais une fois de plus de ne pas avoir persévéré dans ma tentative d’apprentissage de cet instrument sublime.

A la fin du premier set, on retrouve les musiciens clope au bec, une bière à la main juste à la sortie de la salle, là où tout le monde se retrouve pour prendre une grande bouffée d’air frais avant de retourner dans la fournaise. Une petite dédicace sur le disque acheté à l’accueil, et hop c’est reparti pour une heure !

A la fin du deuxième set, on s’est enfui de peur de rater le dernier RER vers notre banlieue lointaine (on l’a eu, ouf !).  Mais on a raté le troisième set.

 Y’a pas à dire, faut avoir vécu ça au moins une fois dans sa vie.

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